September 22, 2020

Comment s’engager dans l’accélération de sa transformation digitale ?

Posted by Romain Dehaudt, Head of Revenue & Operations

Face à la transformation digitale qui s’accélère pour les entreprises après la crise et la reprise, l’action est de mise. L’inertie et la lenteur restent parmi les plus grands dangers de l’époque. Alors comment appréhender tous ces changements qui surviennent de manière progressive, brutale ou même naturelle ?

La réponse peut paraître simple : l’adaptation des organisations se matérialise par plus de technologie et plus… d’humain ! Mais toute la complexité de ce mix réside dans son exécution.

Accepter que la transformation digitale n’est pas encore un acquis.

“Le digital ne nous absout pas des grandes réalités, le digital nous demande d’être encore plus humains. Il enlève des contraintes physiques, mais il permet de réduire aussi cette notion de distance, et donc de recréer la relation humaine à distance.” Manuel Diaz, Président d’Emakina.

Non, la technologie n’est pas l’unique moteur de la transformation digitale

Numérique, web, application, technologie… en se basant sur la terminologie et le champ lexical de la transformation digitale, nous nous demandons si l’humain y a sa place ? Pourtant, dans ce que l’on peut observer,  la transformation digitale est une question qui n’adresse pas que des outils ou des plateformes technologiques : c’est un sujet qui parle avant tout à l’humain et à ses conditions de vie : conditions géographiques, managériales, économiques. Ce sont des femmes et des hommes, des équipes qui font l’entreprise. C’est donc aussi elles qui mènent la transformation digitale au sein de l’organisation. Sans eux, même avec le maximum d’automatisation et d’optimisation, demain ne sera pas meilleur qu’aujourd’hui pour l’entreprise. Ensemble, ils contribuent à la diversité d’usages et d’expériences multiples qui se combinent.

Le moteur de la transition reste l’humain et la technologie est son outil. Et surtout pas l’inverse ! Le problème c’est que cette transition, parce qu’elle est humaine justement, est soumise à des freins qui ne sont liés qu’à l’humain et non aux outils. Dans La Guerre de l’Art, Steven Pressfield développe le concept de Résistance. Il explique par ailleurs que c’est précisément le même cerveau qui fabrique nos idées et qui fabrique notre propre résistance face aux changements auxquels nous sommes confrontés.

Cela crée des doutes, de la peur et de la procrastination. En résumé : l’inertie, alors que le mouvement est primordial. Au final, l’entreprise a conscience qu’elle doit bouger, mais elle ne le peut pas, tétanisée telle un lapin pris dans les phares d’une voiture la nuit. La notion de résistance au changement existe depuis longtemps, notamment dans le cadre de la conduite du changement. Ce que nous vivons depuis quelques mois a déjà été longuement théorisé, et pourtant peu d’entreprise sont allées puiser dans ces concepts pour véritablement aller de l’avant.

Selon Manuel Diaz, la géographie, par exemple,  devient un concept encore plus complexe. Le digital rend les distances plus floues et relatives, il peut permettre de réduire ces frictions et de rapprocher l’humain. Au final, l’humain est à la fois son propre sauveur… et son pire ennemi. La technologie n’est ni une magie merveilleuse, ni l’ennemi suprême. Les distances s’effacent ou deviennent floues, mais de manière générale, les êtres humains sont plus connectés et proches que jamais.

Pour en revenir à la transformation digitale de manière pragmatique, Manuel Diaz explique que “plus le business est moderne, plus la technologie simplifie les choses et plus nous pouvons réintroduire de l’humain.

C’est le destin de l’humain de rester maître de l’entreprise.

Alors que cette transition n’était pas suffisamment amorcée, la crise a frappé fort et a balayé les idées reçues et les croyances.

Les ennuis des entreprises qui se pensaient avancées dans leur transition… mais qui manquaient d’action

Marqués par des temps d’arrêt, de reprise et de questionnement, les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour les entreprises. Leur constat a souvent été quasi immédiat… et difficile : 

  • Non, la transformation digitale n’a pas eu lieu (contrairement à ce que beaucoup pensaient).
  • Oui, elle est un moyen (si ce n’est le meilleur) de faire face à certaines crises.

La transformation digitale n’a jamais été anecdotique. Depuis toujours, elle améliore tout un ensemble d’usages et de process qui fluidifient les organisations, non pas en fragilisant leur structure, mais au contraire en reproduisant le principe du bambou, qui plie mais ne rompt pas.

Une entreprise parfaitement agile, flexible et au clair sur la transformation digitale possède une résilience exceptionnelle : elle est capable de résister à de puissants chocs sans jamais faillir. Or, pour s’adapter, les organisations doivent être capables d’assimiler des modifications de rythme très importantes et tout aussi rapides en développant une forme aigüe d’agilité.

Comprendre la difficulté de l’action à travers 2 paradoxes

Plus de technologie n’amène pas à moins d’humain, au contraire

Le premier paradoxe qui s’applique ici est que la technologie ne vient pas remplacer l’humain

La technologie aide les humains à devenir encore plus humains dans leurs relations professionnelles, notamment managériales ou commerciales.” Manuel Diaz.

En réduisant les points de friction, en supprimant le concept d’éloignement géographique, la technologie favorise les contacts humains. Enfin, la personne peut se consacrer à 100 % à résoudre les problématiques d’une autre personne, sans rajouter des contraintes physiques.

Les homo sapiens ont envie de parler à des homo sapiens.” Manuel Diaz

Même si les chatbots ont leurs avantages, l’humain reste central (et il va le rester pendant encore de longues années).

Simplifier, oui, mais avec rigueur et discipline

Le second paradoxe de la transformation digitale, c’est que simplifier n’est pas simple. Y parvenir efficacement requiert une très fine compréhension des usages, des parcours et des scénarios. Chaque détail compte : être rigoureux, minutieux et faire preuve d’une discipline sans faille est indispensable pour simplifier… sans aller jusqu’à dire que simplifier, c’est complexifier !

Placer les humains au coeur de la transformation digitale de l’entreprise

Chacun a un rôle dans la transformation digitale de l’entreprise et la technologie est secondaire dans la transformation digitale”.

La vision user-centric de l’expérience n’est pas qu’un concept : c’est une priorité chez Emakina. Nous sommes attentifs à tout ce qui touche à la vision du consommateur et de l’utilisateur. Nous nous intéressons de près à vos clients sur tous vos supports, au travers de toutes vos expériences.

Si nous entrons dans les problématiques par l’humain, inévitablement, nous allons nous poser la question de la “user centricity”.” Manuel Diaz.

Notre mission est d’optimiser vos interactions avec votre public, de la marque à l’utilisateur final. Pour y parvenir, nous choisissons de placer la technologie là où elle est le plus utile pour optimiser votre relation avec eux. Et si nous commencions à y réfléchir ensemble ?

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