January 24, 2005

e-Commerce : sur la bonne voie mais peut mieux faire

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amo@emakina.fr

La parution du 6e tableau de bord du commerce électronique par la Mission Economie Numérique montre encore une fois que si le cybercommerce se porte bien du côté du consommateur mais que le chemin est encore long en ce qui concerne l’investissement des entreprises dans ce domaine.


Le nombre de cyberacheteur augmente plus vite que le nombre d’internautes, sanctionnant l’arrivée à maturité des usages TIC de nouvelles populations d’acheteurs (notamment les seniors).
L’enquête révèle qu’il faut du temps, environ deux années, pour atteindre la maturité de pratique nécessaire à la confiance dans l’achat en ligne. Je ne m’en étonne pas, c’est un constat que nous avions nous-même déjà fait il y a deux ans maintenant. Il est temps que ce délai d’apprentissage soit mis en avant. L’usage ne se décrète pas.
On dois maintenant relever qu’un cercle vertueux s’est enclenché et que les populations fraîchement converties à l’Internet grâce à la dynamique haut-débit ne vont pas tarder à arriver elles-aussi à maturité, ce qui devrait accélérer le phénomène.
Pour autant, nous n’avons pas encore rattrapé notre retard avec le reste de l’Europe. Avec 31% de ménages connectés, nous ne sommes que douzièmes en europe, loin derrière l’Angleterre ou l’Allemagne (plus de 50%) ou l’Italie (36%). Disons que cela augure de belles marges de progression…
Parmi les chiffres étonnant, le fait que le B2C représente presque 3% du commerce de détail. C’est plus qu’aux USA (2%) et c’est une satisfaction.
Surtout, la vente en ligne devrait représenter plus de 40% du CA de la VPC (source FEVAD) . Faire de la vente à distance sans solution e-commerce est devenu un gros handicap.
L’occasion m’est une nouvelle fois donnée de déplorer le manque d’entrain des entreprises françaises. D’indicateurs en études, la tendance n’évolue pas.
Je ne résiste pas à rappeler que le nombre d’entreprises (de plus de 10 salariés ndr) disposant d’un site stagne, voire régresse. Nos voisins européens ont des taux deux fois supérieurs aux nôtres !.
Elles sont ensuite trop peu nombreuses (1/3) à avoir appuyé sur le bouton vert, en commençant par le commencement : un ERP. Elles sont enfin ridiculeusement peu nombreuses (15%) à permettre le passage d’une commande en ligne et encore moins celles qui offrent des services de base comme le suivi des commandes (un simple club avec 7% des entreprises).
À contrario, elles sont maintenant presque un tiers à acheter régulièrement en ligne (+50%), allant jusqu’à représenter 4% des achats globaux dans les services à l’industrie par exemple. Pour une entreprise qui vend, il y en a plus de deux qui achètent.
En Europe, le B2B est un marché de 414 milliards d’euros, dont 30% en Allemagne et seulement 14% en France.
groupe Reflect accompagne en ce moment même plusieurs PME que l’on doit donc encore qualifier de pionnières, certes, mais face à une attente en terme de services et de facilités d’achat en ligne en forte croissante. Elles prennent le train au bon moment.

Jean

Je confirme ce manque d’entrain des PME Francaises qui se font manger la laine sur le dos par nos confrères Européens.
Le 3ème millénaire est en marche et le business sur internet est au RDV pour ceux qui ont une volonté de réussir sur ce nouveau média.