Facebook et Foursquare jouent à qui veut gagner des millions (d'utilisateurs)

Jul 23 2010

Cette semaine, nous avons franchi un important milestone vu que Facebook a annoncé avoir passé le cap des 500 millions utilisateurs actifs .
Foursquare de son côté a défaut de pouvoir parler de centaines de millions d’utilisateurs (on est plutôt du côté des 2 millions), annonce de son côté le 100 millionièmes check in.

Alors qu’il est difficile de vérifier les statistiques de Foursquare, une petite polémique sur la véracité des membres déclarés par l’outil de targetting de Facebook commence à naître. Certains comparant les chiffres annoncés par Facebook à la population française arrivent à des taux avouons-le, un peu trop gros comme le 110% de pénétration sur les 20-59 en Ile de France. (en l’occurrence si on prend les derniers chiffres de l’Insee sur cette population, on arrive sans problème à un taux de pénétration de 120%).

Si on voulait faire du trafic sur notre blog, et entrer tête baisser dans la polémique, nous le pourions mais je ne pense pas que le débat se situent sur ces chiffres de membres.

Bien sûr du point de vue symbolique, la barre des 500 000 millions est importante. Mais Facebook a atteint une masse critique et nous sommes sorti de la période d’évangélisation sur l’importance du réseau, d’autant plus que les Français y passe du temps.

Mais plus qu’une simple histoire de chiffre de membres, c’est bien la puissance offerte des outils qui est intéressant.

En effet, depuis Facebook  Connect, et avec Open graph, il ne faut pas plus que 2 clics pour créer un compte sur un site ou partager ses informations avec une application tiers. Les editeurs peuvent ainsi offrir des services plus personnalisés, et acquérir de la data plus précise en demandant un effort moindre à leurs visiteurs.

L’acquisition de Fan sur Facebook n’est rien d’autre que de l’embasement avec possibilité de réadressage pour établir une véritable relation entre marques et clients, et ceci en ne demandant qu’un seul clic au visiteur. Qui dit mieux ?

De son côté Foursquare offre la possibilité aux commerçants d’avoir des informations de trafic dans leurs magasins, et espère devenir un complément de la carte de fidélité de ces derniers.

Starbuck ou Pespi n’ont pas attendu que Foursquare ait une masse critiques pour lancer des opérations.

Bien sur qu’il est toujours rassurant de pouvoir se reposer sur des chiffres, et ce n’est pas le planning stratégique qui vous le reprochera.

Pour autant, je pense que le nombres d’utilisateurs exacts de Facebook est aussi peu pertinent que le nombre exact d’internaute en France. On peut se contenter de dire qu’un français sur 2 est sur Internet et un internaute sur 2 est utilisateur de Facebook

Quant à Foursquare, je suis incapable de vous dire le nombre de Français qui l’utilisent, surement quelques dizaines de milliers, mais une chose est sûr, devant le potentiel de l’outil et sa croissance actuelle, je n’hésite pas à en parler en recommandation pour tout client possédant des magasins physiques.

Fin de cycle pour le web social

Apr 20 2010

En 2005, Simon Waldam, du Guardian formula la phrase clé, selon moi, pour caractériser l’ère dans laquelle nous sommes rentrée vers 2002 et que nous avons d’abord appelé “web 2.0″ : Nous ne pouvons plus nous contenter d’être présents sur la toile, nous devons en faire partie. C’est une formule qui est toujours hautement d’actualité et qui ne s’est d’ailleurs toujours pas transformée d’un point de vue des modèles et du business. Et pas seulement dans les médias …
Ce qui en tous les cas certains, c’est que, depuis cette époque, ce sont les gens qui courent devant et que c’est l’économie et la société (au sens politique), qui tente de s’adapter, quand elle ne résiste pas, quand elle n’entre pas stupidement en guerre avec ses clients ou citoyens.
Mais là n’est pas mon propos aujourd’hui, je veux simplement essayer de partager avec vous cette douce sensation d’un moment de bascule dans lequel nous sommes, me semble-t’il : la fin d’une époque, celle du web social …

Ceux qui me lisent savent que je fais partie ceux qui pensent que le web 2.0 est mort en 2007.

Qu’est-ce qui permet de juger de la fin d’un cycle ? Il faut simplement se souvenir que nous ne parlons que de cycles d’adoptions, dont le terme se caractérise par le plafonnement de l’adoption, ou maturité de marché pour le dire autrement.

Au lieu de “web 2.0″, parlons plutôt de Démocratisation des médias, cette première séquence où fut donné à tout un chacun la faculté de médiatiser. Les blogs, et le microbloguing, quand on l’appelait encore comme ça, furent en ce temps là les services emblématiques de cette séquence. Et, en 2007, se produisit un phénomène de plafonnement de la production des blogs. Cela ne veut pas dire qu’ils ne se sont pas renouvelés, et oh combien, qu’il n’y en a pas plus ou moins, mais que leur production globale est depuis stable.
Autre signe de plafonnement datant de la même époque, le constat que la proposition d’usages que représente le bloguing, quel qu’en soit la forme, a atteint grossièrement 15% de la population, ceux en situation et en désir de se médiatiser, c’est-à-dire d’avoir un projet de projection éditoriale régulière d’eux même. Un sport particulièrement exigeant au demeurant.

C’est aussi vers 2007 que l’on commença à adopter cette formule anglo-saxonne de “web social”, en profitant du sens trouble du mot “social”, la version francisée de “participatif”, plus juste de sens, s’usant un peu trop dans les joutes de la dernière présidentielle.
C’est quoi le web social ? Ce n’est donc plus de la démocratisation des médias, c’est la montée en puissance de sphères sociales, osons le mot, de sociétés, c’est-à-dire de masses de gens pratiquant des échanges et des relations sociales dans des environnements régulés (par eux ou par les codes inscrits dans le fonctionnement de la plateforme qui les motorise). On peut appeler ça des réseaux sociaux, ou des médias sociaux, suivant l’intérêt économique que l’on y voit, notamment au sens marketing, mais vu des gens, ce sont bien des sociétés. D’ailleurs, signe des temps, l’ethnologie retrouve une certaine jeunesse pour s’en aller nous donner à comprendre ce qui s’y passe.
A ce stade, il me semble utile de rappeler ici que
Twitter n’est pas un réseau social et qu’il s’inscrit dans autre chose, certes synchrone, mais différent. J’y reviendrai une autre fois.

Nous voici donc en 2010, entrée de fin de cycle du web social. Pourquoi ?

Ce billet me trottait dans la têtes depuis quelques jours et je rend ici grâce à Claude Malaison d’avoir pointé une fort à propos étude du Gartner. Que nous apprend-elle ? Rien que nous ne savions déjà, mais comme c’est mieux quand ce genre de grande maison le dit : les réseaux sociaux plafonnent, sauf un dominant par grande sphère culturelle. Pour l’occident, c’est Facebook.
Une réalité que le business sanctionne aussi. Preuve à l’appui l’annonce de Ning, la ferme la plus connue de réseaux sociaux, disant à ses utilisateurs : payez ou partez. C’est très clair, place à la recherche de la rentabilité, sinon du profit. C’est d’ailleurs trop tard d’y penser, cela fait un moment déjà que la consolidation est engagée dans le marché des réseaux sociaux.

Oui, on assiste bien à la fin de cycle du web social. Facebook continue de grandir, mais cela n’empêche pas que ce soit un phénomène de fin de partie, où le gagnant court pour le record du monde, pas pour gagner la course.

En conclusion de ce billet, il me semble important de donner un sens à ce moment.

Je l’ai déjà donné, en fait, lorsque j’ai parlé d’un 3ème âge de la démocratisation des médias, puis lorsque j’ai parlé d’un crépuscule des geeks (en tous les cas de leur domination).

Après deux séquences hautement marquées par l’impulsion des fondus et accessoirement connaissants de la technologie, place aux masses ignorantes, qui se fichent de la technique, mais qui s’en servent !
Steve Jobs et l’iPad viennent de montrer que l’informatique est un truc pour travailler et qu’il faut inventer un autre mot pour désigner ce sur quoi et par quelles modalités les masses vont dorénavant interagir d’un point de vue numérique. Je ne suis pas loin de penser que le marché de l’informatique individuelle est en train de vivre une putain de rupture, aussi disruptive peut-être que ne l’a été le baladeur mp3 pour la musique.
Il suffit de voir combien n’importe quelle information techno autrefois cantonnée au fond des forums et ignorée des médias dits traditionnels fait aujourd’hui la Une, figure en tous les cas en bonne place et avec très peu de décalage.

Le digital s’est massifié, il est banal, il s’exprime en tant que culture populaire. A telle enseigne que le geek est lui aussi un personnage banalisé, mais en même temps bien rangé dans sa case pour marquer sa singularité d’avec l’utilisateur lambda que l’on a un peu tendance à prendre pour le benêt qu’il n’est pas.

Exit donc le web social. Passons à autre chose, à l’échelle de la société dans son ensemble et de marchés de masse. Et maintenant me direz-vous ? Et bien en attendant de développer dans un nouveau billet, relisez celui-ci, qui éclaire pour une bonne part ce que je pense ….

Zoom XXL avec Microsoft Seadragon & Deep Zoom

Mar 1 2010

Pour réaliser des Zoom XXL nous utilisions la techno Seadragon et Deep Zoom de Microsoft.
Deep Zoom permettent de zoomer presque arbitrairement dans des grandes images de manière performante via la techno Silverlight. Mais vu que le taux de pénétration de Silverlight qui n’est pas très élevé, il existe un portage officiel Ajax et un portage Flex (moins officiel).

Deep Zoom, ou d’ailleurs toute autre technologie, tels que Google Maps, ViaMichelin etc, utilise ce qu’on appelle une pyramide d’image qui offre l’affichage de grandes images de manière efficace.

pyramide d’image

La photo ci-dessus illustre la présentation de l’image  en forme d’une pyramide. L’image est  stockée dans toute taille dans de nombreuses résolutions différentes, ainsi que ces différentes résolutions tranchées dans de nombreuses régions, à savoir les tuiles.

Vu que l’image originale  est stockée dans différentes résolutions, on peut afficher la résolution qui est le plus proche de celle dont nous avons besoin et dans un cas où l’ensemble de l’image ne s’adapte à l’écran, seules les parties de l’image (tuiles), qui sont effectivement visibles. Le réglage de notre pyramide, tels que le nombre de niveaux et de tuile de taille nous permet de contrôler le transfert de données.

L’image pyramidale est évidemment plus lourde que la taille du fichier image originale. Mais comme vous le voyez sur l’illustration ci-dessous, en ce qui concerne la bande passante, la pyramide est beaucoup plus efficace pour l’affichage haute résolution, car la plupart des parties de l’image ne sont généralement pas visibles de toute façon.

Cadre

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, il y a encore plus de données chargées que nécessaire pour afficher tout ce qui est visible sur l’écran. C’est là que les paramètres  de l’image de la pyramide entrent en jeu: la taille des carreaux et le nombre de niveaux permet de déterminer la relation entre la quantité d’espace de stockage, le nombre de connexions réseau et de la bande passante requise pour l’affichage des images en haute résolution.

Pour construire la pyramide d’images Microsoft propose le logiciel gratuit Deep Zoom Composer. Il met aussi à disposition une DLL pour faire des scripts en .NET.

OpenZoom est alternative Open Source qui offre la possibilité de créer des pyramide d’images via d’autres librairies que celles proposées par Microsoft.
Il existe des partages Python, Ruby, Java et PHP… La dernière étant développée par mes soins (Une version PHP5.3 devrait prochainement arriver).

Zoom XXL pour Magento avec Deep Zoom

Feb 23 2010

Nous avons réalisés une extension pour Magento disponible sur Magentoconnect qui remplace le zoom d’image produit standard par une version utilisant les technologies Microsoft Deep Zoom et Seadragon (Ajax).

Pour savoir comment fonctionne Deep Zoom

Une fois l’extension téléchargée et installée via Magentoconnect, il suffit d’aller sur la page de configuration du catalogue dans le backOffice et d’activer l’extension et de désactiver l’option “Créer les images Deep Zoom que depuis le back-office”.

Options backOffice

Cette dernière option est une sécurité pour les sites en prod afin d’éviter de générer la pyramide d’image en frontOffice. Désactiver cette option permets d’avoir un résultat immédiat sur la fiche produit.

Dans la cas où l’option “Créer les images Deep Zoom que depuis le back-office” est activé les pyramides d’images sont créées lors de la sauvegarde d’un produit.

Fiche Produit

Ce module a été conçu pour Magento 1.4 puis suite à une demande d’un utilisateur (Thx Mohamed) nous avons rendu l’extension compatible avec Magento 1.3.

Dans la version pour Magento 1.4, 2 widgets sont disponibles, le 1er permet d’afficher la pyramide d’image du produit dans n’importe quel article du CMS. Le 2éme widget affiche la galerie d’images, avec un système de navigation pour changer de photo.

Cette extension utilise la librairie PHP Deep Zoom Tools d’OpenZoom pour la génération de la pyramide d’image.

Si dessous le lien vers la fiche de l’extension sur le Magentoconnect :
http://www.magentocommerce.com/extension/2792/groupereflect-product-image-deep-zoom

Phing 2.4 : quoi de neuf ?

Jan 20 2010

Phing est un projet Open Source PHP très inspiré de Apache Ant.

Le principe de fonctionnement est assez simple. Un fichier XML décrit une série d’actions et une ligne de commande permet de déclencher ces actions. Vous pouvez faire n’importe quoi avec. Je l’utilise beaucoup en remplacement des scripts Shell.

La nouvelle version Phing (2.4.0) est sortie le 17 janvier derniers elle recèle pas mal de nouvelle fonctionnalité.

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Symfony Live 2010, j'y serai !!

Jan 15 2010

La 2ème édition du symfony live se tiendra le 16 & 17 février à Paris. Cette fois ci je serai présent :)

Cet évènement est organisé par Sensio Labs, le créateur et sponsor du Framework.

C’est une occasion unique de rencontrer la communauté symfony et de parler avec la « symfony core team ».

Le programme est riche en sessions et se terminant en apothéose avec un lever de rideau sur Symfony2 par Fabien Potencier qui est le leader du développement.

Il est encore possible de s’inscrire, alors venez nous rejoindre !

Cette année la conférence se tiendra à la Cité Universitaire.

En plus de la conférence, Sensio Labs organise une journée de formation sur symfony le 15 Février.

Yslow beacon / ShowSlow

Jan 6 2010

Yslow recèle une petite pépite qui est « Yslow beacon » . Cela permet d’envoyer les résultats analysés à une url de callback. Ainsi il est possible de centraliser les résultats et d’avoir un historique voir même de comparer des résultats. Read the rest of this entry »

Run My Process : Workflow as a service

Dec 11 2009

La semaine dernière , Jonathan et moi-même étions conviés à une formation de deux jours dans le locaux d’une start up Française : Run My Process.

Petite présentation :

Run My Process est né en 2007 dans l’esprit de trois associés. Il s’agit, pour faire simple, d’une plateforme web 2.0 spécialisée dans la création et l’exécution d’applications d’entreprise de type workflow et processus métiers (BPM).

RunMyProcess est une des toutes premières offres de ce type en mode SaaS (software as a service).

Le système permet de répondre à toute sorte de problématiques :

  • Création , ordonnancement de processus multitâche . Allant, de l’opération manuelle au travers d’applications créées sur mesure,  jusqu’à l’envoi d’email, en passant par l’utilisation de solutions SAAS de type Salesforce, Google Apps, Orange SMS ou autre. Au travers notamment de 400 Connecteur pré-configurés.
  • Possibilité de concevoir ses propres connecteurs vers des n’importe quels Webservices existants (SOAP, REST) .
  • Automatisation et traçabilité des processus et des flux.
  • Mise à disposition de webservices  permettant de lancer des processus ou en observer le déroulement à partir de n’importe quelle plateforme web.
  • Et encore bien d’autres choses …

Basé sur des comptes multi-utilisateurs, Run My Process propose une solide interface intégralement conçue en Flex, par ailleurs assez bluffante d’efficacité.

On y dessine et conçois nos processus, ou nos applications.

Dessin des processus

La prise en main est relativement simple, et l’outil réactif. Je vous invite à en découvrir les fonctionnalités.  Il existe une offre de test gratuite, de l’intégralité des services pour une durée de 30 jours.

Face aux géants du Secteur, qui peinent , et rechignent à passer en mode SaaS. La petite start up a un beau marché devant elle. Elle a par ailleurs du tout inventer, jusqu’au modèle de tarification, relativement bon marché, avec une offre à 30€/an/utilisateur .

Pour finir, merci à l’équipe de Run my process. Enthousiastes et très sympathiques, ils nous ont particulièrement bien reçu.

Merci, et bonne chance à eux.