Campagne présidentielle 2012 : une expérience hors du commun

May 10 2012

En cette fin de campagne électorale, je voudrais tout d’abord remercier Nicolas Sarkozy et son équipe de campagne pour avoir fait confiance à Emakina. Durant plus de trois mois, les équipes d’Emakina ont été intensément sollicitées. Elles ont répondu présent, avec talent, imagination, rigueur, comme nous le faisons pour tous nos autres clients.

Pour cette campagne la plus numérique de l’histoire politique de notre pays, Emakina a imaginé des formats et des outils innovants, sur le site internet de la France forte mais également sur les réseaux sociaux, au plus près des nouvelles habitudes des Français. Grâce à ce qu’Internet a de meilleur, nous avons pu apporter notre pierre au débat démocratique. Utilisation de l’opendata, innovations d’interfaces interactives, mobilisation en ligne, e-CRM, segmentation des messages par profils d’internautes etc..  Cette campagne a été pour nous tous un moment incroyable d’innovation.

Sur une note plus personnelle, je dois dire que cette campagne a été un grand moment de ma vie professionnelle. Je tiens à remercier toute la cellule internet du QG, et plus particulièrement Nicolas Princen. Ce fut un plaisir et un honneur de travailler avec eux durant toutes ces semaines.

Se mettre au service d’un client, dans un environnement compétitif, c’est la base de notre métier. Mais le faire dans ce contexte, ou chaque minute est d’une rare intensité, ou les confrontations sont parfois violentes, sous les yeux de millions d’internautes, c’était nouveau pour nous tous et donc une expérience inoubliable.

J’ai parlé de ce qu’internet a de meilleur, j’ai aussi vu ce qu’il avait de pire…des lieux de débats transformés en terrains d’invective, la compétition transformée en guerre, sur twitter notamment… Il faudra donc aussi tirer tous les enseignements de cette première véritable campagne présidentielle en ligne. Pour que la liberté créative d’internet ne se retourne pas contre la démocratie.

Net’ment plus luxe!

May 9 2012

Acquérir un bien relève de deux dimensions. La première est utilitaire. Elle est relative à l’usage que l’on fait d’un objet qui correspond à la fonction pour laquelle il a été conçu. La seconde est symbolique. Elle tient à la valeur, économique, esthétique et affective, attribuée à un objet. Dans le cas du luxe, c’est cette seconde notion qui prime.

Le luxe est, par définition, coûteux, raffiné et somptueux. Il ne se rapporte en aucun cas au commun, aux besoins ordinaires de la vie qu’il dépasse et auxquels il s’oppose même volontiers. Et parce qu’il n’est pas, au premier sens du terme, “vulgaire”, le luxe se doit d’être rare et inaccessible.

Le luxe ne se mélange pas !

Toute l’industrie du luxe s’est construite sur la base de ce présupposé. L’objet de luxe est tenu volontairement à l’écart, dans son écrin ou sa vitrine. Le luxe ne se touche pas ! Les marques de luxe ont leurs codes et leurs quartiers.Le luxe ne se mélange pas !

Comment, dès lors, le rendre compatible avec le bien-nommé digital qui se définit, lui, par son “hyper-accessibilité”? On sait que la poignée du sac du plus grand maroquinier français ou le volant du bolide du plus grand constructeur automobile italien n’arrive entre les mains qu’après une interminable attente destinée à parachever le rituel du luxe. La réconciliation entre luxe et digital paraît donc impossible voire peu souhaitable. Pourtant, elle est réaliste et même indispensable! En effet, compte tenu de l’évolution de nos sociétés, sans cette alchimie, l’industrie du luxe s’expose à une perte de valeur non seulement affective mais aussi matérielle.

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Quand l’Opendata crée de nouvelles marques

May 7 2012

L’Open Data répond à une puissante attente sociétale de transparence. Celle-ci n’est pas restreinte au seul champ de l’action politique. C’est un principe qui s’applique partout, y compris aux acteurs économiques. Mais le fait que ce soit d’abord les politiques qui s’en emparent est le processus classique de réappropriation d’une attente de la société, le politique ayant pour rôle de la traduire.

Au stade où nous en sommes, ne nous focalisons pas sur des retombées économiques à court terme car  l’économie de open data, au sens de l’exploitation des données par des opérateurs économiques, n’en est qu’à ses débuts et ouvrir des données ne suffit pas. Faire des concours d’application est un passage obligé, mais n’est pas la condition suffisante. D’une certaine façon, il faut une structure commerciale et du marketing. Comme dans le monde réel, le tout n’est pas d’avoir une bonne idée et de la délivrer, il faut la vendre !

Exigence de modernité

L’enjeu, aujourd’hui,  est et reste une exigence de modernité de l’action publique, dans ce qu’elle résonne avec l’exigence de transparence et de vertu démocratique présente dans la société. S’il y a un objectif à court terme, c’est bien celui-là. Et son application réside, pour un territoire, à s’appliquer le modèle à lui-même, donc à se transformer. Après tout, le premier client des territoires qui se lancent dans l’open data, ce sont les territoires eux-mêmes ! L’Opendata peut être un puissant levier de performance, car il décloisonne et transversalise l’action par les données.

A mon sens, il ne peut pas y avoir d’opendata sans une remise en question fondamentale de la manière dont on produit du service dans un territoire, en réinventant la donnée publique et en lui redonnant  sa vraie utilité citoyenne. La data c’est un bien collectif . Il me semble, aujourd’hui, que les démarches opendata sont un peu trop tournées vers le citoyen et le développeur, et pas assez sur la collectivité elle-même. Or c’est la collectivité qui peut et doit en tirer profit.

A condition d’être vigilant d’une éventuelle superposition administrative française qui pourrait se développer en superpositions Opendata. Imaginez la métropole locale avec son initiative, le Conseil Général avec la sienne, et la Région avec la sienne , sans compter l’Etat lui-même et l’Europe ! Bref, chacun son entrepôt de données, sa démarche et plus particulièrement sa communication, son marketing et sa quête de valorisation. Quelle perte d’énergie ! Comme souvent, nous avons tendance à enfermer les idées et les initiatives dans des boites. C’est un des paradoxes de l’opendata, qui se veut l’incarnation des notions d’ouverture, quand une partie des démarches se veulent auto-centrées sinon propriétaires.

C’est pourquoi, il faut saluer ceux qui, d’emblée, prennent l’initiative d’ouvrir largement leurs données et permettent à l’échelle de leur territoire d’accueillir celles des autres collectivités, sans exclusive. Je pense en particulier au Loir-et-Cher (1) qui, sous l’impulsion de Maurice Leroy, président du Conseil général, a eu la pertinence d’inscrire l’Opendata dans une marque partagée, ouverte à tous, et dans une logique de laboratoire, qui sert la modernisation du territoire et incite aux initiatives.

Une nouvelle façon de penser et de faire l’action publique

L’opendata, ce n’est pas simplement ouvrir des données, faire acte de transparence et tacher de susciter des vocations de développement. C’est d’abord et avant tout un formidable levier de modernisation dans la façon de penser et de faire l’action publique, de façon plus ouverte, transversale, par adhésion et coopération. Ce n’est pas une solution toute faite à appliquer, c’est une véritable révolution des mentalités.

Il y a donc un risque à ne voir dans l’opendata qu’un outil. Il faut l’inscrire dans une démarche globale. Une démarche qui oblige à se concevoir coopérant et naturellement agile. Quand le monde politique offre un modèle de transparence et de modernité au monde économique , cela s’applaudit des deux mains !

Cette tribune a été initialement publiée sur Le Cercle des Echos

Delhaize Group et Emakina remportent la plus haute distinction aux Interactive Media Award

Apr 24 2012

Emakina a gagné un nouveau prix aux Interactive Media Awards pour un projet développé pour Delhaize Group. La campagne de recrutement de jeunes diplômés internationaux, axée sur les réseaux sociaux, Delhaize Dream Jobs a remporté le prix en ‘Best in class’ dans la catégorie ‘Recrutement’.


La campagne s’articulait autour du « job de tes rêves d’enfants » qui présentait son programme et interpelait  les jeunes sur Facebook. Elle proposait aux candidats de créer leur profil sur le mini site Dreamjobdelhaize.com avec leur pays d’origine, leurs langues et surtout leur rêve d’enfant. Leur candidature était ensuite visible sur leur fil d’activité Facebook et les amis des candidats pouvaient alors les recommander en donnant un qualificatif libre qui, selon eux, représentait le mieux le candidat (énergique, ambitieux, intelligent, enthousiaste etc).

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Cette campagne s’appuyait sur un clip original et une activation Facebook, notamment par du ‘seeding’ sur les pages des grandes universités. Ce programme de recrutement a été un réel succès avec plus de 1000 candidatures correspondant à la cible recherchée. Delhaize Dream Jobs a ainsi enrichi la marque, en rafraichissant son image et en rapprochant le groupe des nouvelles générations.

Déjà gagnant de 6 prix lors de la dernière remise des awards IMA, Emakina continue, sa collecte de récompenses en remportant la plus haute distinction lors de cette remise de prix internationale. Le jury prime les projets qui respectent les standards d’excellence en web design et en développement, et honore les agences pour leurs réalisations exceptionnelles. L’Interactive Media Council (IMC), créateur de ces awards, est une association internationale regroupant les meilleurs web designers, développeurs, programmeurs, publicitaires et professionnels du web.

A l’heure du croisement des courbes

Apr 4 2012

Un jour, Facebook dépassera Google en apport de trafic.

Ceci n’est plus une prédiction, c’est une réalité bien tangible notamment mise en exergue par Frédéric Filloux dans sa Monday Note de la semaine dernière. L’exemple était le Guardian, avec le croisement des courbes où Facebook prend le pas sur Google comme affluent principal.

J’ai lu très peu de choses là-dessus et j’en suis surpris. C’est quand même un retournement important. A moins que nous soyons tellement convaincu de la prise de pouvoir du participatif que ce ne soit que le fait qui valide l’idée reçue.

Il est patent de constater que le phénomène se développe avec le lancement de l’application du Guardian sur Facebook. L’on a tendance à oublier que Facebook est un vieil exemple de plateforme applicative et qu’il n’y a pas que des jeux sociaux qui s’en servent. Le point important selon moi ne réside cependant pas dans ce choix, mais dans celui de faire le pari de l’engagement de son public sur Facebook versus celui de l’acquérir chez Google. Car après tout, SEO et SEM ne se produisent pas sans effort ni moyens, tout comme Facebook n’est pas gratuit au regard de l’animation voire des développements qu’il faut y faire.

Faire le pari de l’engagement de son public sur Facebook, c’était également celui des changements importants apportés par Facebook, dont nous avons surtout retenu la timeline. Suffisamment de semaines se sont écoulées pour en juger et ce que relèvent les analyses est justement que l’engagement des fans est significativement plus important, mais que cela ne génère pas de nouveaux fans en soi.

Quitte à caricaturer un peu, nous aurions donc ici deux modèles :

  • l’un issu de l’époque où le net était en émergence, et où l’acquisition de l’audience était seule véritable priorité : Google. Un acteur de la publicité.
  • l’autre qui s’inscrit dans un internet de la maturité, où l’enjeu est moins d’acquérir que d’engager : Facebook. Un acteur de la relation et de la recommandation.

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Nouvelle adresse pour les bureaux parisiens d’Emakina.FR

Apr 3 2012

Avec l’arrivée du printemps, Emakina.FR fait peau neuve et déménage ses bureaux parisiens au 21 rue de Turbigo, dans le 2ème arrondissement. Située au coeur de Paris, la nouvelle adresse est un carrefour des tendances à l’image de notre expertise et de notre créativité.

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Toute l’équipe a fait ses cartons, il ne reste plus qu’à les transporter ! Pour l’occasion, l’agence fait appel à votre soutien et vous invite à imprimer le papertoyz pour monter votre propre camion de déménagement Emakina. Comme on vous en demande beaucoup, on a réalisé  une vidéo pour vous montrer l’exemple et vous donner un aperçu de l’agence.

A bientôt dans nos nouveaux locaux! N’hésitez pas à faire dès à présent votre repérage sur 21ruedeturbigo.emakina.fr/ !

 

Emakina reprend le fonds de commerce de Wanabe

Apr 2 2012

Information commerciale  - Emakina annonce la reprise du fond de commerce de la société Wanabe. Cette nouvelle initiative du groupe de Communication « Digital Native » renforce sa position de leader sur le marché de la communication digitale.

 

Wanabe possède une solide réputation dans les domaines d’activation des marques et de l’utilisation poussée d’outils CRM. Pour des entreprises actives dans les secteurs tels que l’automobile, le tourisme, les biens de consommation et la distribution, Wanabe a récemment réalisé des projets innovants en activation de marque, CRM et fidélisation. La gestion de Wanabe est reprise par Elsa Nejman, Managing Director et Jonathan Cerneels, Managing Partner.

Emakina va immédiatement mettre en oeuvre toutes ses compétences au service des clients de Wanabe. Le groupe Emakina leur offre l’avantage de ses quatre activités principales (communication Intégrée, agence digitale, agence web et développement d’applications) et de neuf « Centres d’Expertises » qui permettront de développer de nouvelles  synergies.

 

Brice Le Blévennec, Chief Visionary Officer d’Emakina: « Notre expertise en activation des marques et en CRM sera renforcée par cette acquisition. Les tendances actuelles vers le vrai marketing centré sur le consommateur et le marketing des médias sociaux deviennent de plus en plus stratégiques pour nos clients. Notre offre de services, enrichie est unique sur notre marché. »

Food Porn, Le culte de la nourriture à l’ère du digital

Mar 29 2012

Depuis quelques années aux Etats-Unis puis en Europe, les termes de « food porn » ou de « foodographie » apparaissent dans notre paysage lexico-culinaire. Décryptage.

 

Tout d’abord : non, on ne parle pas de pornographie. Le « food porn » n’a aucun lien avec le fait de filmer des individus se roulant dans le stupre sous l’œil des caméras.

Revenons un peu en arrière. La cuisine est avant tout une affaire de transmission, un héritage, le plus souvent familial. Dans les années 70-80, la redéfinition des valeurs sociétales a donné lieu à un déficit de transmission, engendrant des générations privées de cette hérédité gastronomique.

Logiquement, Internet est donc devenu le premier lieu de transfert de savoir culinaire. Les blogs de cuisine, le plus souvent tenus par autodidactes passionnés, se sont multipliés. Certains sont même devenus de mini-célébrités sur la toile. Dans une époque où les métiers de services sont rois, la cuisine, une activité manuelle, est valorisée.

 

 

Tout est une question de partage. On associe souvent la cuisine avec l’amour, avec l’affection. Plusieurs moments sont importants dans la cuisine : il y a le moment de la transmission que nous évoquions plus haut, et celui de la création, de l’action. Mais l’instant qu’attendent le plus ceux qui s’échinent derrière les fourneaux, c’est celui du feedback, du commentaire. Cuisiner est une façon de se sentir mis en avant, récompensé. Des émissions comme Top Chef ou Un diner presque parfait ont porté aux nues cette propension au commentaire, voire à la notation. Mais aussi à l’attention portée à l’esthétique dans la cuisine.

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Internet change le monde, mais quoi au juste ?

Mar 23 2012

Autour de 2007, le numérique avait réussit cet exploit de se fâcher avec l’écologie et d’apparaître comme une source de gaspis alors qu’il recèle pléthore du contraire. En 2012, va-t’il paraître comme une menace, une source de destruction des emplois et de l’économie, là où d’aucun pense qu’il soit celui d’une nouvelle ère de progrès socio-économique sinon plus ? Tel est l’enjeu d’un débat de fond qui passe relativement inaperçu à mon goût, mais dont je pense que la vibration doit nous réveiller tous.

Il est loin le rapport sur l’économie numérique qui avait bousculé les certitudes de nombreux politiques français il y a un peu plus d’un an, de même que les envolées sur les 232 000 emplois de l’économie Facebook en Europe sont restées dans le microcosme. Pendant que l’on partage des infographies, Courrier International reprend un article long et documenté du New York Times, sur lequel InternetActu a également rebondit et, hier, c’est dans l’Usine Nouvelle que l’on trouve un autre signal sur le même thème.

 

Le progrès n’est pas une certitude pour tout le monde

Pendant que le microcosme digital se cherche un poids en terme de lobby, que le Conseil National du Numérique ou  Renaissance Numérique tentent de peser un peu plus et de nous sortir de notre petit monde où l’on est si perclus de certitudes que demain sera génial, le reste du monde ne pense pas pareil. Il se dit, donc que le Numérique détruit des marchés et la valeur capitalistique et sociale qui étaient dedans, et ne remplacerait pas numériquement les emplois et les positions perdues. Bref, le numérique où le parangon de la décroissance. En arrière-plan pointe le spectre de la globalisation et de ses méfaits affirmés, la nostalgie d’une France et d’un occident industriel disparaissants, sans parler de ses masses laborieuses. Certains diront qu’on lit cela depuis longtemps. Moi je dis qu’on le lit de plus en plus souvent et sous la plume de journalistes et d’experts influents qui ne viennent pas du monde numérique, et qui sont au contraire les relais d’opinion et d’affirmation de nos convictions qu’il faudrait coaliser au numérique. En clair, ne sommes-nous pas en train de perdre une bataille importante pour faire de l’économie numérique l’opportunité de croissance et de progrès dont nous sommes convaincus ?

Chez Emakina et plus encore pour moi, le militantisme de l’Internet est chevillé au corps. Nous croyons fermement que nous travaillons à changer le monde pour qu’il soit meilleur. Mais je sais aussi que l’échec se nourrit de la certitude d’avoir raisons et que les autres ont tort, que les faits donneront raison quoi qu’il advienne et qu’il ne faut pas lutter. Donc, luttons.

Le numérique est donc sur la sellette. Il a détruit des marchés : c’est un fait. Il est exact qu’il n’y a plus dans nos rues de loueurs de DVD, de développeurs de pellicules photos et j’en passe. J’entend bien le désarroi de commerçants traditionnels qui voient internet comme une menace, constatant que leurs clients leurs préfèrent de l’e-commerce. Et je ne parle pas du front ouvert sur le secteur culturel. Vous avez tous entendu comme moi ce qui s’est dit autour du salon du Livre ces derniers jours et j’espère que l’offensive anti-Amazon à laquelle on a assisté vous a fait lever une oreille. On n’en a que trop peu parlé. Enfin, ce postulat comme quoi le  numérique ne remplace pas les emplois qu’il détruit et que cette économie nous condamne à des sociétés de oisifs sinon de chômeurs s’installe. Vous croyez que je caricature ? Vous devriez vous réveiller.

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Facebook, c’est géant

Mar 7 2012

Jusqu’à présent, Facebook semblait plus préoccupé de faire évoluer le service du côté des utilisateurs. Les frondes et débats autour de la vie privée ont quelque peu fait oublier que le fond de commerce de Facebook, c’est la pub, et que ceux que cela concerne, ce sont les annonceurs. D’où l’importance d’avoir une attention particulière au flot d’annonces de cette fin février. Elles ont un impact en profondeur au niveau du business model.

 

Je retiendrai pour ma part 2 paquets d’annonces clés :
  • le changement d’ère sur les pages-fans
  • les annonces sur le mobile
Avec les pages-fans d’avant, il y avait deux problèmes que Facebook corrige selon moi.
Le premier c’est qu’il n’y avait pas de réelle intégration entre le modèle publicitaire de Facebook et le fait d’y être présent avec une page. Avec le nouveau modèle, l’animation de la page-fan est complètement intégré avec le mécanisme de pub et Facebook invite les community managers à travailler une communication ciblée et segmentée vers leurs fans. Ils gagnent au passage le droit d’adresser les amis des fans et ce n’est pas négligeable.

EMAKINA intègre le Club des partenaires de SUP’Internet

Feb 28 2012

EMAKINA rejoint le Club des partenaires de Sup’Internet (l’école supérieure des métiers de l’Internet, membre de IONIS Education Group). L’école a ouvert ses portes en septembre 2011 sur le campus technologique Paris – Sud du Groupe IONIS et compte aujourd’hui une centaine d’étudiants répartis entre les 3 spécialisations de l’école : un bachelor Développement et Technologies du Web, un bachelor Création et Design du Web et bachelor Business et Marketing Internet.

L’agence tisse ainsi une relation étroite avec le monde de l’enseignement supérieur pour garantir aux étudiants une insertion professionnelle plus rapide répondant ainsi aux attentes du secteur et du marché européen. L’émergence de nouveaux métiers exige un socle de compétences plus large pour favoriser la capacité des étudiants à innover.

EMAKINA s’engage dans le Club des partenaires de SUP’Internet  auprès d’une vingtaine d’autres entreprises  telles que Microsoft, Bouygues Telecom, Ubisoft, Weborama, Altaïde, aufeminin.com, CPI Venture, Frenchweb, Lov Group, Madmoizelle.com, Melty ou encore Rentabiliweb.

EMAKINA et l’ensemble des membres du Club des partenaires de SUP’Internet s’impliqueront dans la vie de l’école notamment dans le cadre de :

  • la participation au conseil de perfectionnement de l’école,
  •  la participation directe à la formation par le biais de leurs cadres experts,
  •  la participation à la Semaine de conférences entreprises de l’école (12 au 16 mars 2012),
  • l’accueil de stagiaires, puis de jeunes diplômés,
  • le mentorat,
  • le versement de la taxe d’apprentissage,
  • la mise en place de bourses d’honneur pour des étudiants en difficulté financière,
  • et l’encouragement de l’innovation et de l’esprit d’entreprise au sein de l’école.

Pour Manuel Diaz, Président d’EMAKINA ? « je suis fier qu’Emakina.FR soit l’une des premières agences à rejoindre le Club des partenaires de SUP’Internet. Chez Emakina, nous sommes en effet  convaincus que la perméabilité entre le monde des entreprises et celui de la formation est essentielle au développement de nos métiers, cette conception est d’ailleurs fortement liée à l’ADN du digital. Aujourd’hui, le secteur du numérique représente 30% de notre PIB et est fortement créateur d’emplois en France mais aussi en Europe, c’est pourquoi il faut partager dès aujourd’hui nos connaissances avec les étudiants qui seront les entrepreneurs du web de demain. »

Le mobile, ça n’existe pas

Feb 23 2012

Alors que tout responsable marketing ou digital se lève le matin en ne pensant qu’à ça, le point commun de la profusion de buzzword ambiants type SOLOMO, TODACLO ou VULUSU est bien le “mobile”. Cet obscur objet du désir porte en lui l’évidence de son impérieuse nécessité et en même temps tous les ferments de l’échec. Car, j’ose le dire ici, le mobile, ça n’existe pas, tout au moins c’est une vue de l’esprit aussi dérisoire que perverse. C’est un trouble dont vous devez vous garder, autant que la grippe qui sévit actuellement.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase et m’amène à cette prose réside dans cette magnifique infographie sur le m-commerce. Elle résume bien la belle salade niçoise que représente la notion de “mobile”. Je cite :

  • L’émergence de l’iPad
  • Les sites optimisés pour mobile
  • L’essor des applications mobiles
  • L’échange en ligne de coupons de réduction
  • La multiplication des QR codes
  • La personnalisation des services mobiles
  • La géolocalisation
  • Le développement de la réalité augmentée
  • Le lancement d’outils de reconnaissance vocale
  • Ou encore l’application Price Check développée par Amazon

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Emakina gagne 6 Interactive Media Awards

Feb 20 2012

Emakina est l’un des grands gagnants des Interactive Media Awards  avec 2 “Best in Class” et 4 “Outstanding Achievement” .  Ce concours international s’intéresse à l’excellence du web design et du développement et récompenses les personnalités et les organisations pour leurs réalisations exceptionnelles.

 

 L’Interactive Media Council (IMC) , l’organisme à l’origine de ces awards, est une association internationale reconnue de web designers, développeurs, programmeurs, publicitaires et autres professionnels de l’Internet.

International Crisis Group et Evolta City, Best in Class

Le prix “Best in Class”  est le plus grand honneur décerné par l’IMC. Cette année, The Reference reçoit le prestigieux prix pour le site web d’International Crisis Group. Le projet met en valeur  le caractère sérieux de cette organisation mondiale tout en conservant un style dynamique et une communication ouverte, tout en insistant sur les forces et les valeurs de l’ICG.

Panasonic Evolta City, projet de Design is Dead a également reçu cette haute distinction, dans la catégorie “Community”.  Ce jeu collaboratif  sur les réseaux sociaux a réuni des joueurs de toute l’Europe pour construire la plus grand ville avec zéro émission de CO2 sur Internet.

Le jury a ainsi statué sur les critères d’excellence  de ces deux sites dont l’ensemble de la réalisation a reçu un score presque parfait . Ces deux projets correspondent aux meilleurs standards de professionnalisme, de respect, avec un planning et une exécution impeccable.

Quatre Outstanding Achievements

L’ “Outstanding Achievement” awards est le  deuxième prix le plus élevé décerné par l’IMA. Emakina était sélectionné quatre fois pour  l’international pack of competitors.

La campagne Schweppesonality a remporté le ‘”Lifestyle” categorie. La marque Schweppes travaille sur un rebranding mondial en collaboration avec Emakina. Schweppesonality est une campagne originale d’activation des fans de la marque et leurs personnalités charismatiques, mettant en avant  leurs véritables Schweppesonalités.

SamsungWorld a reçu deux prix dans la catégorie “Community”  et “Consumer Services” . Cette nouvelle plateforme globale est le point de rencontre multicanal pour les clients de Samsung qui peuvent déposer leur opinion, discuter de la marque et de ses produits. Les visiteurs y échangent leurs idées et découvrent des promotions, des goodies et des nouveaux articles dans un système CRM sur mesure avec un environnement dynamique.

50 Lawyers c’est la campagne gagnante  de Test-Achats, dans la catégorie “Professional Services”. Campagne web centré sur les consommateurs, ces derniers étaient invités à déposer leurs plaintes en ligne et partager  leur expérience sur les réseaux sociaux.Cette campagne originale mettait en scène les avocats de Test-Achats dans un camp d’entraînement militaire, se préparant à se battre pour les droits de leurs clients consommateurs.

 

Il était une fois un fois Valentine’s Day Mashup

Feb 14 2012

Offrir un cadeau pour la Saint Valentin c’est souvent une mission ardue, on a plutôt décidé de fêter la sortie de Il était une fois une fois qui sort demain sur les écrans français. Un film qui célèbre l’amitié franco belge à laquelle nous tenons tant au sein du groupe Emakina.

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Qui tuera les cristaux liquides ?

Feb 7 2012

Qu’il est loin le temps où la sortie de l’iPad avait suscité un léger flottement dans le microcosme, au motif qu’un iPhone géant ne servait à rien, suivi par un autre flou sur le fait d’avoir de simples adaptations des apps sur tablette par rapport à celles pour smartphone. C’est d’usages dont il s’agit et l’enjeu c’est l’interface et la sensation de contrôle qu’elle installe.


LE CES AU RÉVÉLATEUR

Dans son toujours aussi magistral rapport sur le CES, O. Ezratti pointe une lame de fond dont je ne doute pas une seconde : la prise de pouvoir de la tablette et surtout du smartphone comme console. Alors que les fabriquants de TV connecté ont chacun leur standard et leurs partenariats, certains ont bien noté que la convergence avait déjà lieu depuis la tablette ou le smartphone. C’est là que se déplace la consommation de contenu originellement sur la TV, puisque toutes les chaînes y sont, de même que la VOD, sous le doigt dans une seule et même interface. Bientôt 20% de la consommation des chaînes TV française sur la télé de remplacement me souffle-t’on dans l’oreillette ? Et combien quand ceux qui ont gagné une tablette ou un smartphone auront appris de leurs aînés. On dit que 2012 sera l’année des TV connectées ? connecté comment serait plutôt la bonne question ! Avec un boitier Apple TV et surtout AirPlay, cela fait un moment que la TV n’est plus qu’un écran sur lequel projeter quelque chose…
Par ailleurs, le fait le plus troublant relevé par O. Ezratti serait la position singulièrement favorable de Microsoft, au détriment de Google, grâce à la Xbox et Kinnect. Mais c’est un signe de plus que la convergence se fait à l’extérieur.

LA CONVERGENCE PAR L’UTILISATEUR LUI-MÊME

Comme je l’ai dis à Pau, la clé de la compréhension des technologies n’est pas dans les outils, mais dans le code de comportement et de valeur qu’ils transportent. Ce code est très différent sur tablette et sur smartphone.
La tablette remplace l’ordinateur, et c’est le signe que ce dernier n’est plus pertinent que comme ce qu’il est – une machine pour travailler – alors que la majeure partie du temps que nous passons chez nous relève du loisir et de commodités pour lesquelles il n’est pas judicieux de nous renvoyer à la notion de travail.
Le smartphone, c’est autre chose. L’usage n’a rien à voir avec la tablette. Cette dernière n’a de mobile que fondamentalement le fait de partager la même technologie. Mais ce dernier est autre chose : c’est une prothèse qui nous augmente. Parce que l’usage mobile se fait dans des entre-deux, souvent avec une précarité du réseau et de la pression de la proximité de la foule, l’application mobile n’a de sens que si elle produit du résultat vite et bien. C’est la raison pour laquelle les applications complexes ont du mal et que les petits malins qui ont fait des collections d’applis ont du résultat. Un usage = une application. Le mobile n’est pas un ordinateur, c’est une caisse à outils, un kit qui résolve nos problème d’un simple geste.
Tout devrait marcher comme ça. Le caractère sensuel et “magique” de l’action des doigts nous fait aimer ce mode de contrôle d’interface. Il nous donne une impression de puissance, au moins d’efficacité. Enfin, il doit nous donner cette impression puisque là est l’enjeu d’une bonne application.
Pourquoi alors chercher ailleurs la prothèse qui augmente l’homme alors qu’il l’a déjà dans les mains ? L’enjeu maintenant, est que celle-ci contrôle du matériel, prenne par exemple la place de cet écran dans mon véhicule pourtant d’une certaine hauteur de gamme, et qui n’a que peu changé depuis le siècle dernier. Qui tuera les cristaux liquides ?
J’ai d’autant plus envie de connecter des objets à ma prothèse que cela me donnera le sentiment de me brancher à eux. Avec l’idée que, parce que j’ai déjà Facebook et Twitter dedans, cela sera facile à ce que l’objet devienne social. Vous vous souvenez du Web au carré ? On y vient. Il faut un peu de patience attendre une massification plus grande encore de la prothèse…