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December 3, 2008

Quand le citoyen donne une leçon d'économie de l'immatériel

Posted by amo@emakina.fr

Conjuguant efficacement l’actualité (quand Obama passe la communication gouvernementale sous Créative Commons) et l’abracadabrantesque (les fascinantes aventures de Free Our Data au Royaume-Uni), je ne peux que vous inviter à dévorer le fascinant et jubilatoire billet de Jean-Marc Manach sur InternetActu à propos des données publiques.
Pourquoi les données publiques ne pourraient pas être à l’usage des citoyens eux-même ? et qu’à l’heure du web social, ils s’en saisissent pour en faire quelque chose, eux ? d’autant que ça permet de faire plus de choses, plus vite, sans que ça (nous) coûte plus cher. Un gisement d’économie d’argent public à l’heure où on en manque. Encore faut-il faire sa révolution intellectuelle et arrêter de penser le web social comme une menace…


Cas d’étude, en effet, avec Apps for Democratry, dont le terreau a permet l’émergence de 47 applications en 30 jours quand il aurait fallu deux ans pour arriver au même résultat. Vous cherchez la démonstration de la puissance de la foule ? on est en plein dedans. Un excellent dessein au web 2 au demeurant pour M. Al Gore qui en appelle de se voeux.
On parle ici de données publiques, mais ce sujet vaut aussi pour les entreprises et les marques, qui ont tout à gagner à comprendre que leurs informations sinon leurs données génèrent plus de valeur à être libérées que conservées dans des coffres. À relire mon cri du coeur de début novembre…
À qui appartient la donnée publique ? et si on s’en servait ? voilà un sujet qui me semble hyper actuel et en même temps très ancien (Entendu du côté de (feu) Hourtin en 2002 ?). Visiblement, ça n’a pas avancé du côté de nos gouvernants, mais le billet de Jean-Marc vient dire que le web passe outre et produit son propre référentiel, plus pertinent que bien des sources propriétaires. Un classique.
Somme-nous donc en train d’assister à un nouvel épisode à la Wikipedia ? Il faut visiblement une nouvelle leçon d’économie de l’immatériel, où il est démontré depuis longtemps que libérer les biens et tirer profit de leur usage et porteur de bien plus de valeur que d’en conserver une gestion patrimoniale. Voir aussi la présentation de FaberNovel sur Google (un exercice un à sens unique, mais une vraie leçon d’économie quand même !) et notamment le slide 24.
La conclusion de tout cela risque bien d’être qu’à trop hésiter à entrer dans l’ère de l’économie de l’immatériel et à libérer la donnée publique, la valeur de celle-ci, ainsi que son potentiel de valorisation s’éteigne. Pendant ce temps, plutôt que de faire quelque chose avec ce qui aurait pu être utilisé, l’énergie et les moyens de la foule auront été dépensés à le refaire. Cela porte un nom : gabegie.

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