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La confiance, carburant des entreprises modernes

Vous vous souvenez de ces études sur la satisfaction des français au travail publiés au début de cette année ? et bien, dans Rue des Entrepreneurs du 28 avril dernier, Thomas Philippon soulignait un point très intéressant qui n’a pas manqué de faire tilt dans ma tête, en référence aux conditions favorables à l’application des modèles de Société de l’Information dans les organisations.


À quelques jours près, il aurait bien enrichi ce billet, tellement il pointe la problématique de la confiance au sein des organisations modernes efficientes. Car quand la performance découle de la capacité à changer, se remettre en question, verser ses idées dans le bouillon de culture collectif qui les transforme en valeur, il faut avoir confiance les uns dans les autres. C’est une évidence et c’est d’ailleurs l’exigence centrale qui s’applique aux modèles d’organisations et des outils qui les outillent. Une vérité qu’Ebay, Wikipedia, ou à son détriment Digg, ont confirmé depuis longtemps.
Or, à l’échelle des pays industrialisés, si les français ont une bonne perception de l’entreprenariat et de la valeur travail, ils formulent une des plus forte insatisfaction au travail et surtout que le degré de confiance accordé par le management à ses subordonnés est hyper-faible (la France se classe 99e sur 102 !). Si cette caractéristique française, très ancienne d’après Thomas Philippon, est indolore dans l’économie industrielle, elle se révèle une faiblesse redoutable dans l’économie globalisée ou innover, coopérer, évoluer ensemble est l’élément central de création de valeur.
C’est effectivement assez embêtant comme constat si l’on pense que le modèle de l’Enterprise 2.0, avec l’innovation au centre, s’impose jour après jour comme le plus efficient. Ce que vous avez aussi compris, c’est que j’en profite pour enfoncer un des mes clous préféré, celui qui dit que c’est dans les tête et à la tête que ça se passe et que sans révolution culturelle, la boîte à outil 2.0 est de peu d’effet.