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January 9, 2007

À la redécouverte du lien communautaire grace aux ados US

Posted by amo@emakina.fr

En attendant l’original US, Studivz,le clône allemand de Facebook, réseau social orienté teenagers, s’est vendu quelques 100 millions d’euros. Hors le fait que Rupert Murdoch a pour sa part récemment valorisé MySpace à 6 milliards de dollars, il suffisait qu’une étude vienne sanctionner l’appétence des jeunes générations pour les réseaux sociaux. Le PEW fait donc preuve de sens de l’à propos avec une enquête détaillée sur les jeunes et les réseaux sociaux.
Il se dit que tout ado américain qui se respecte a un compte sur un réseau social type MySpace ou Facebook justement. Evidemment non, mais avec 55% des 12-17 ans à avoir créé un profil et 48% à se connectent quotidiennement, cela fait quand même du monde. Les filles de 15-17 ans apparaissent comme les plus actives sur ces réseaux (70% en usages contre 54% des garçons du même âge).
Et qu’est-ce qu’ils font avec ? et bien ils développent avant tout plus de liens avec ceux avec lesquels ils en ont beaucoup. Les réseaux sociaux servent en effet à entretenir les amis qu’ils voient le plus, puis ceux qu’ils voient moins. La recherche de nouveaux amis apparaît une attente mineure, encore plus quand il s’agit de flirter. Enfin et surtout, 66% d’entre eux ont un profil privé, réservé à leur communauté.
Est-ce surprenant ? nous regardons peut-être trop les réseaux sociaux sous l’angle des réseaux professionnels ou des outils de mise en relation. Les teenagers US viennent rappeler ce fondamental qui est que le net sert d’abord et avant tout à satisfaire notre soif de relation sociale, de liens avec nos proches. Et puis surtout, en privilégiant des profils réservés à une stricte communauté, cela vient nuancer l’idée de mise en spectacle généralisée de l’individu sur le réseau et renforcer le rôle clé du clair-obscur dans l’expression de l’identité en ligne.
Tout en confirmant l’important de ce marché, cette étude vient remettre du sens à la notion de communauté et c’est assez rafraîchissant.

  • Bonjour,
    En effet la communauté reste le moteur majeur de tout les interactions sociales quelles soient réelles ou virtuelles. Quelque part c’est plutôt rassurant que ce soit aussi le cas online, cela prouve que le lien social demeure malgré l’aspect virtuel
    J’en profite par ailleurs pour vous informez de l’existence et de la rapidité de développement d’un tel réseau social en France : http://www.studiqg.fr qui est la partie française de StudiVZ.
    La France comble son retard et enfin les étudiants français peuvent se « chalouiller » sur internet.
    http://blog.studiqg.fr/?p=30