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November 13, 2006

Des envies de web 3.0, pour quoi faire ?

Posted by amo@emakina.fr

Ça va mieux en le disant, c’est ce que semble dire tout un tas de gens en ce moment, des gens qui s’ennuient dans un web 2.0 qui leur semble trop étroit ou derrière nous.
Peut-être le débat est-il tout simplement en train de devenir conformiste, à l’exemple du web 2.0 Summit, vu ce qu’en dit par exemple Read/Write. Il faut dire qu’à 3000$ le badge, ça a le mérite d’orienter l’auditoire. Pendant ce temps, Tim Berners-Lee enfonce son clou préféré, à savoir celui du web sémantique, donnant l’opportunité à certains de relier les deux tendances pour en faire une nouvelle frontière.
Tout cela est séduisant, mais ne regarde encore une fois que la question sous le registre de la technologie, ce qui est très réducteur. Il y a un an, on avait déjà assisté à une tentative de web 3.0, considérant que le web 2.0 au sein des organisations, c’était autre chose. Peine perdu, le sujet est entré dans le mot-valise.
On oublie un peu vite que le web 2.0 est peut-être un qualifiant marketing, c’est aussi une vision du réseau et du web qui intègre déjà très bien le web sémantique dans la mesure ou il répond à son paradigme. Une nouvelle version du web, s’il y en a une, caractérisera plutôt une autre génération de services et sur ce point, ma conviction est celle de changements dans le service ou les modèles, pas dans la technologie en elle-même.

  • le Web 2.0

    Qu’est ce que le 2.0 ? Je dirais l’

  • et si le web3 n’etait pas pour demain ni même après demain ?
    A mon sens, le web3 introduira dans le web social un nouvel interlocuteur, la machine. On en voit poindre un petit bout dans des service comme delicious, mais de toute evidence, nul service ne propose ‘la machine’ comme un veritable interlocuteur aujourd’hui… Mais demain ? (pardon, après demain)
    Sur le plan technologique, il reste du chemin a parcourir, certes, mais ca laisse des persectives fascinantes, non ?

  • Alexis,
    Il ne s’agit pas de s’ennuyer ou de vouloir des ruptures à tout prix, même si c’est dans l’air du temps, et mon analyse se veut un peu plus fouillée que ça. Comme je l’explique en m’inspirant des idées de Brandon Schauer et Dan Saffer dans “Web 2.0 vs. Web 3.0”
    http://www.emantics.com/index.php/2006/03/31/2-web-20-vs-web-30
    l’idée est celle d’un “continuum d’expérience” où l’on passe du Web structuré (Web 1.0 : sites et pages Web, blogs, sites de communication et de marketing, les grands fournisseurs de contenu, les moteurs de recherche, etc.) au Web semi-structuré (Web 2.0 : migration des traditionnelles applications de bureau vers les applications en ligne, qui exploitent enfin les atouts d’Internet pour la mise en place d’un Web social et communautaire, avec l’agrégation de multiples sources de données, l’accès et la disponibilité des données en temps réel, la publication de contenu de l’individu vers la collectivité, les tags, les floksonomies, etc.) et au Web non structuré (surabondance de nouveaux services, dont beaucoup n’auront même pas de site Web visitable, avec ici et là des parties d’application, de contenu et de données n’ayant qu’une (non-)existence virtuelle, prêtes à être louées, utilisées, réutilisées, réparées, remixées), que j’appelle Web 3.0 juste par commodité d’exposition, puisque ça m’aide à mettre un nom sur une réalité, bien présente indépendamment de l’appellation qu’on voudra bien lui donner : celle d’un Web de plus en plus fouillis, où “les utilisateurs, initialement désorientés, à qui il faudra déjà du temps pour se familiariser avec les expériences semi-structurées disponibles sur le Web, en mettront encore plus à accepter les expériences non structurées.”

  • L’évolution que vous indiquez est juste et l’appeler web 3.0 vous appartient. Personnellement, je pense que ça n’aura plus rien à voir avec le web, sauf à ce que le sens de ce mot évolue.
    Pour le reste, comme pour “web 2.0”, c’est collectivement que cette notion et le mot qui va avec existera et à ce niveau ce n’est pas le cas.