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August 9, 2006

Un documentaire pour éclairer le web 2.0

Posted by amo@emakina.fr

web20-24TC.pngTechCrunch a réussit un bien joli coup en se fendant d’un documentaire sur le web 2.0. En fait un objet très marketing et assez bien en phase avec les mots mêmes de Michael Arrington qui pose lui-même le débat en parlant du web 2.0 comme d’un marketing term. Ce n’est pas moi qui vais le contredire, mais pour reprendre les propos d’un des ténors du web 2.0 de cet opus, il fallait bien un mot pour qualifier tout ça. Alors va pour celui-là.


Il tombe bien ce documentaire car nous-même avons initié un travail de consolidation autour de cette notion. Nous en reparlerons bientôt. Personnellement, j’en suis à plus de 50 billets depuis 18 mois sur et autour de ce sujet et comme y invitait Amandine dans son dernier billet, il est temps de consolider tout ça.
Bon, s’il a l’avantage de mettre des visages sur des noms et de donner de la chair à tout ça, est-ce que ce documentaire va permettre de mieux donner à comprendre du web 2.0 ?
Pas sûr car de toute façon et comme ils le disent eux-même, il y a plein de “web 2.0” et passés les poncifs sur la massification des utilisateurs, leur prise de pouvoir, la nature distribuée de la chose et consorts, on voit bien qu’en fait c’est justement cette pluralité d’approches qui en fait la richesse et l’intérêt. L’instabilité dans laquelle il s’inscrit aussi.
Le jour où le web 2.0 sera en boîte, ça n’aura plus d’intérêt d’en parler.
Ce qui me frappe dans ce film c’est finalement qu’on y parle assez peu de technologie. Est-ce la posture américaine qui veut ça, mais la dimension économique, les modèles, le business, sont au coeur des propos. Même si on tourne un peu en rond autour des AdSenses, c’est quand même rafraîchissant.
Au petit jeu des comparaisons, ils sont un peu gênés à parler de bulle ou en tous les cas pointent des différences profondes d’avec il y a 7 ans. Ce n’est pas le même contexte, pas les mêmes enjeux, les VC dépensent beaucoup moins d’argent, mais il y aura quand même pleins d’appelés et peu d’élus.
Le propos est je trouve très porté sur la dimension “media” et s’il y a une victime désigné, c’est la télévision qui revient souvent dans les propos. Le consommateur devenu “participant”, préfère être actif devant son écran et socialiser assidûment, plutôt que de stratifier devant sa télé. En fait il fait les deux et continuera comme ça, mais la répartition va changer, c’est sûr. Il y a d’ailleurs des signaux manifestes quand on voit certains grands annonceurs annoncer une répartition de leurs investissement plus favorables au net et notamment dirigés vers les grandes communautés comme MySpace.
Si je dois retenir quelque chose, c’est cette notion de “jardinier des communautés” pour définir le rôle des éditeurs de plateformes de contenus, dans le sens d’y développer la diversité et les discussions luxuriantes. Métafore intéressante mais aussi un peu troublante.
Enfin, à l’heure des joutes entre navigateurs et de l’arrivée annoncée d’IE 7, on note avec intérêt que la part des utilisateurs à ne pas se contenter d’un seul outil est importante.
C’est aussi ça le web 2.0, celui des “utilisacteurs” matures qui ont parfaitement intégrés que les usages numériques n’étaient pas substituants et qu’il fallait profiter de la diversité des outils.

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